Maximilien voit son assaillant partir, il ne se met pas à le poursuivre. Le butin du méfait est vraiment trop dérisoire, il reste un instant sans bouger et regarde son poignet. Il le fait bouger et constate que sa pire crainte n’est pas fondée. Au pire des choses, il ne devra pas faire de grandes pratiques avec. Il est foulé et non cassé, l’entaille dans son dos saigne un peu de quoi tâcher ses vêtements.
« Je vais me soigner par moi-même, une bonne douche chaude, un peu de repos et je pense que ça ira mieux. Si j’ajoute à ça la prise de quelques plantes médicinales que je connais, ma convalescence sera de courte durée. Je dois rencontrer quelqu’un dans cette ville, mais la question que je me pose c’est quand ? Je ne compte pas moisir ici durant une éternité. Je vais faire parler de moi d’une façon ou d’une autre. »Il regarde autour de lui, personne n’a été témoin de ce qui c’est passé. Heureusement, il serait difficile de se justifier face aux gens du peuple. Maximilien rentre à l’auberge et va prendre sa douche. Si quelqu’un avait été là, il serait étonné de voir ce corps couvert de cicatrices, on a l’impression de voir une véritable encyclopédie en matière traces laissées par des armes diverses et variées. La plus simple se limite à un ou deux centimètres, les autres sont plus impressionnantes. Il se glisse sous le jet d’eau et reste là à laisser l’eau lui courir sur le visage.
« Ma rencontre de ce soir est à classer dans la catégorie des petits ennuis citadins. Ce type est hors normes certes mais, la prochaine fois je tue sans poser de questions. Je commence à devenir une personne quelconque. Ce n’est pas dans mes habitudes de parlementer avec du menu fretin. »Un bruit le sort de son monologue. On vient de frapper à sa porte, il saisit une serviette et s’en drape le corps. Il arrive à pas de loup et entend encore frapper.
« Je sais que tu es là, ouvre-moi. Je commence à avoir froid. »Une voix de femme, un rapide usage de ses petites cellules grises lui font revenir en mémoire une demoiselle bien particulière. Il ouvre et laisse la demoiselle entrer.
« Tu es folle de venir ici à une heure pareille. J’allais me coucher, c’est que j’ai des journées chargées. »La demoiselle l’enlace et constate sa blessure.
« A ce que je vois, tu as eu un petit souci. Heureusement que je suis là, fais moi voir cette vilaine entaille. »Elle passe dans son dos et dépose sur le lit un sac qu’elle ouvre. A l’intérieur, le kit complet de médecine. Les soins prennent un peu de temps. Suite à son intervention, la demoiselle passe sa main le long de la colonne vertébrale jusqu'à la serviette.
« Tu sais que tu es craquant dans cette tenue ? »Maximilien se retourne et la fait reculer sur le lit jusqu’à ce qu’il soit allonger sur elle.
« Toi aussi tu es craquante. »Le reste de la nuit se passe tranquillement, Maximilien se lève et va travailler le coeur réjouit de sa visite nocturne.